Le Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur est une association fondée à Paray-le-Monial en 1907, pour diffuser la spiritualité du Cœur de Jésus, selon l’enseignement de l’Église et en lien avec le Message de Jésus transmis par sainte Marguerite-Marie, à Paray-le-Monial. Toute l’activité apostolique des Œuvres du Sacré-Cœur vise, par tous les moyens possibles, à étendre Son Règne d’amour et de paix dans les familles et la société.
HISTORIQUE
En 1889, le pape Léon XIII consacre le genre humain au Sacré Cœur de Jésus. Quelques années plus tard, l’amour de Dieu a saisi une jeune femme appelée Anna Rodier. Cette femme d’un milieu bourgeois ouvre alors sa maison et son cœur aux enfants des milieux populaires avec un seul désir : « aimer et faire aimer Celui qui nous a tant aimé. »
Tout en se lançant dans de nombreuses initiatives dans le domaine social, Anna Rodier lit et médite les écrits de sainte Marguerite-Marie Alacoque. Après l’Évangile, l’inspiration de sa pensée est de toute évidence la Sainte de Paray-le-Monial. Le souffle puissant qui avait animé jadis la Visitandine entraîne Anna auprès du Cœur de son Seigneur. Marguerite-Marie contemple Jésus éclatant de gloire « avec ses cinq plaies brillant comme cinq soleils », elle avoue un jour: ”Je sentais dans mon cœur un feu si ardent et si violent que j’aurai voulu le communiquer à toutes les créatures, afin que mon Dieu fût aimé ”. Ce grand souffle brûlant attire de plus en plus Anna à Paray-le-Monial.
Au cours de l’un de ces passages à Paray-le-Monial, Anna Rodier fit la rencontre d’une autre femme au grand cœur, Madeleine Chégut. Depuis 1907, Madeleine anime avec quelques compagnes appelées ʺPetites Secrétaires du Sacré-Cœurʺ, un centre de diffusion : le Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur, qu’elle a fondé pour faire connaître le message de Jésus révélé à Marguerite-Marie. Dans ce but, sont envoyés dans les paroisses de France et aussi au-delà des mers des dizaines de milliers de brochures, tracts, affiches, feuillets de prière avec les demandes et les promesses de Jésus à sainte Marguerite-Marie.
Ces deux femmes, Anna et Madeleine, habitées d’un esprit missionnaire, s’apprécient vite. Elles se reconnaissent animées du même élan spirituel, mais chacune poursuit son propre chemin au service du Cœur de Jésus : Anna Rodier avec la congrégation des Petites Servantes du Cœur de Jésus (créée le 8 décembre 1917), et Madeleine Chégut avec le Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur. Au début des années 1960, Madeleine Chégut, sentant ses forces diminuer et sa communauté de religieuses trop restreinte pour assurer la mission du Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur, se souvient d’Anna Rodier. Elle cherche à se rapprocher d’elle et de sa communauté des Petites Servantes du Coeur de Jésus. Madeleine Chégut leur demande alors d’assurer l’avenir de l’Œuvre qu’elle avait fondée à Paray-le-Monial. En 1969, la congrégation des Petites Servantes du Cœur de Jésus prend le relais de l’Œuvre fondée en 1907 par Madeleine Chégut : le Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur. Voilà comment la congrégation des Petites Servantes du Cœur de Jésus est arrivée à Paray. « Notre voie, c’est la voie du Sacré-Cœur ; notre apostolat, c’est l’apostolat du Sacré-Cœur… Notre Congrégation n’a sa raison d’être que dans son dévouement absolu au Cœur de Jésus, afin que tous ses membres ne vivent que de son Amour et travaillent avec ardeur à le faire aimer et servir par tous les moyens possibles… » (Règle de vie).
Le Secrétariat des Œuvres du Sacré-Coeur fut le siège missionnaire du père Mateo Crawley (1875-1960), initiateur de l’Intronisation du Sacré Coeur dans les familles. Le Père Mateo, religieux de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, avait reçu du Seigneur, alors qu’il priait dans la Chapelle des Apparitions de Paray-le-Monial, l’intuition de la démarche de l’Intronisation du Sacré Cœur de Jésus dans les foyers, et du Saint-Père, la mission de travailler à l’extension de Son Règne d’amour.
Le père Mateo entendait travailler à réaliser les promesses de Jésus à Marguerite-Marie, à Paray-le-Monial, en faveur « des familles où son image sera exposée et honorée » : « Je toucherai les cœurs les plus endurcis. Je mettrais la paix dans les familles… Je bénirai toutes leurs entreprises. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires à leur état… »
Le père Mateo proposait aux familles d’accueillir chez elles, dans leur maison, une image du Coeur du Christ, ou une croix, ou une belle statue de Jésus au Coeur ouvert. Cette représentation est installée à la meilleure place dans la maison, à la place d’honneur, « comme sur un trône », disait le père Mateo, d’où le terme d’« Intronisation ».
Lors d’une de ses venues à Paray, en 1907, le père Mateo rencontre Madeleine Chégut et lui demande de collaborer à son Œuvre de l’Intronisation. Vers la même époque, Anna Rodier, elle aussi, a connaissance de l’œuvre de l’Intronisation. Elle est séduite par l’action et les paroles simples et lumineuses du Père Mateo: « Conduire Jésus chez ceux qui ne viennent pas Le rencontrer à l’Église. »


Aujourd’hui, le Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur, par la publication de la revue Le Cœur de Jésus, par les nombreuses autres publications, par la diffusion missionnaire de l’intronisation du Sacré Coeur dans les familles, et par l’Adoration eucharistique quotidienne, veut participer de plus en plus à la nouvelle évangélisation en faisant découvrir et mieux connaître l’amour miséricordieux du Coeur du Christ. Cette mission entraîne une grande correspondance entre les priants (abonnés, donateurs, amis…) et la communauté des religieuses, de nombreuses intentions de prières et des lettres de remerciements, suscitées par les grâces accordées par la prière au Cœur de Jésus.
Notre désir au Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur est de répondre le plus fidèlement possible à l’appel de saint Jean-Paul II à l’occasion de son pèlerinage à Paray-le-Monial en 1986 : « Je vous demande de déployer tous les efforts possibles pour accompagner toujours mieux la Mission que le Christ même vous a confiée: la diffusion de l’amour de Dieu qui se révèle dans le Coeur de Jésus ».